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16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 18:53

Pantoja : Mardi 29 août 2006

Ca y est, nous avons franchi la frontière. Nous arrivons dans ce sympathique petit village de Pantoja.

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Frontière Péruvienne sur le Napo

Tout nous paraît moins cher !! Ce village vit au rythme du fleuve ; partie de bingo sous les arbres pour les habitants...

Nous préférons largement ce village à celui de Nuevo Rocafuerte. L´ambiance qui s´en dégage est réellement tranquille et les gens plus accueillants. Nous passons au poste de douane et nous négocions gratuitement un temps de visite de 60 jours. Nous apprenons que le douanier va également à Iquitos. Nous serons donc avec lui sur le bateau.

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Le village de Pantoja

Nous avons la joie d´apprendre qu´un bateau arrive et repart le surlendemain. Nous resterons donc 2 nuits dans ce petit village...

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Vu du Napo depuis le village

 

Bâteau pour Iquitos : du jeudi 31 août au lundi 4 septembre 2006

Nous montons à bord du Miluska III. Nous pensions négocier les prix avec le capitaine, mais nul besoin, celui-ci nous donne les tarifs locaux (soit 90 Soles par personne en pension complète SVP…). Nous refusons la proposition d’utiliser les cabines et nous logeons donc avec nos hamacs dans le dortoir. Aujourd’hui, nous sommes peu nombreux, mais au fil des jours, le bateau va se remplir.

 

A chaque arrêt dans un village (c’est-à-dire assez souvent), on charge des bananes, poules, cochons, vaches… et même des taureaux !! Lors du dernier jour, notre bateau est donc une véritable arche de Noé et rempli de hamacs tendus dans tous les sens.

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Notre bateau pour Iquitos

La nourriture comprise dans le forfait est très sommaire. Soupe ou riz, ou lait avec du pain dur. En général, nous avons une seule assiette de riz par jour. Le premier jour, nous ne mangeons pas le morceau de viande trempant dans la soupe. L’odeur nous inspire guère, surtout en ayant vu auparavant la tête de veau de couleur verte traîner dans le congélateur…

 

Enfin, nos estomacs se sont a priori bien adaptés car nous finissons par apprécier cette cuisine qui ne nous a pas rendus malade. En ayant le statut de « gringos », les jeunes femmes de la cuisine nous font toujours manger en dernier pour pouvoir être assis à l’unique table du bateau.

 

 

Le dortoir se transforme rapidement en champ de bataille avec le nombre que nous sommes. Il fait chaud et humide. La plupart des passagers attendent tranquillement dans leurs hamacs. Peu d’entre eux parlent (à nous ou aux autres). Mais nous aurons quand même de multiples discussions avec les habitants.

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Notre dortoir à l’arrivée

Au niveau hygiène, comme la nourriture nous avons droit au pire que nous ayons eu depuis le début du voyage. Nous avons cherché toute la journée les douches. Finalement, elles se trouvent dans les toilettes. Un petit trou devant la cuvette évacue l’eau qui arrive par un petit tuyau au-dessus. Comme pour la nourriture, nous nous y habituerons. Le rafraîchissement d’une douche fait tellement de bien…

 

 

Quant aux nuits, elles se terminent toute dans la fraîcheur. La première nuit, étant à quai, nous avons partagé le dortoir avec des insectes inconnus. Ils faisaient d’ailleurs beaucoup de bruits (en volant et en se cognant contre les murs). Sans moustiquaire, au début c’est assez impressionnant, puis de toute façon le sommeil nous gagne…

 

Dans l’ensemble, nous pensions être plus ennuyés par les moustiques. En fait, ils n’apparaissent que le soir, et quand nous sommes à l’arrêt près d’une berge. Mais malgré les pantalons et les bombes anti-moustiques, nos corps ont pas mal de traces de ces « agresseurs ».

 

 

Enfin, nous profitions des paysages pendant les premiers jours. La forêt est splendide, ainsi que les nombreux villages que nous croisons. Cependant, les derniers jours sont assez longs. En effet, le climat est dur et il y a de plus en plus de monde à bord, nous interdisant ainsi de nous poser tranquillement. Mais nous sommes heureux d’avoir fait ce voyage de 5 jours dans l’Amazonie. D’ici, on peut vraiment voir les conditions de vie des gens et les partager durant quelques jours…

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Un village sur le Napo


Une dernière petite anecdote : le dernier jour, nous avons failli rater le bateau !!! En fait, le rio Napo fait une boucle avec l’Amazone qui permet de gagner du temps en changeant de rive et de bateau. C’est au village de Manza. Notre bateau devait y faire escale durant une heure comme nous l’ont dit les passagers. Nous descendons faire quelques courses et visiter ce village. Afin d’éviter toute mauvaise surprise, Adeline va sur le quai près du bateau pendant que Jérôme achetait de l’eau. Malheureusement, Adeline vit le bateau partir !!! Elle a donc fait de grands signes depuis le ponton. Le petit bateau à moteur (le canot de sauvetage) est venu nous chercher avec un autre homme qui attendait également. Certains passagers que nous connaissons se sont gentiment moqués de nous, mais ce n’était pas méchant…

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Village de Manza, ou nous avons failli rester longtemps…

Un grand moment pour nous sera l'arrivée en pleine nuit sur l'Amazone. Le rio Napo est un affluent du célèbre fleuve. Cette arrivée se fait dans le calme de la nuit. On voit l'immensité de l'embouchure. Instant magique...

 

Enfin, ce que nous regrettons essentiellement est le peu d’intérêt que les habitants ont pour leur environnement. A la question « où est la poubelle ? », la réponse est le fleuve !!! Seules les bouteilles en verre ne finissent pas dans le rio Napo, car elles sont consignées !!

 

C’est vraiment dommage. Depuis longtemps on savait que les gens jettent leurs ordures dans la nature, mais on était assez naïf pour croire que le fleuve serait épargné…

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Couché de Soleil sur le Napo

Iquitos : Lundi 4 septembre 2006

Nous arrivons à Iquitos à 3 heures du matin. Nous restons dons un moment à bord, afin de finir notre nuit…

 

A la sortie du bateau, la chaleur est déjà là ! Nous consacrerons 2 jours à visiter la ville et à chercher une agence pour aller « faire un tour » dans la jungle. Iquitos est une ville assez sympa, qui grouille de motos-taxi ; pire qu’à Bangkok !!!

 

Sur la place principale, on y voit une construction française. Une maison de fer a été construite par Gustave Eiffel.

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Maison de fer construite par Eiffel

Au niveau des agences, nous avons décidé de partir avec celle tenue par un vieux monsieur qui nous fait bien rire… A l’écouter, il revit ses années de jungle et on dirait qu’il voudrait repartir avec nous. Il veut nous prêter sa casquette « Indiana Jones » !! Par contre, au moment des négociations, il s’avèrera beaucoup moins drôle. Finalement, nous partirons avec cette agence ; la veille au soir nous allons au marché de Bellen avec « le vieux » pour acheter notre matériel nécessaire (bottes, lanterne…)

Etape précédente en Equateur

Retour carte Pérou

Etape suivante

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Published by Adeline et Jerome - dans Pérou
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commentaires

Marie & Bruno 27/09/2006 14:25

 Les photos sont magnifiques surtout le coucher de soleil, on s'y croirait. Je pense que si vous avez failli rater le bateau, soit il y avait des problêmes d'horaires ou bien alors la traduction n'est encore pas au point.... Hasta la vista...

karen 16/09/2006 23:26

ça alors, je suis vraiment étonnée que vous ayez failli rater le bateau ! c'est bizarre tout de même, vous qui êtes toujours à l'heure !!