Ca y est, après plusieurs heures de bus, nous arrivons enfin dans ce petit village situé à 15 kilomètres de Riobamba (à 3200 m d’altitude). Logiquement nous y resterons un mois. La maison est peuplée de français ; volontaires, étudiants ou touristes. On pense être bien ici.
Aujourd’hui, nous aidons Benjamin et Louis-Marie à planter les panonceaux des balades qu’ils ont balisées. Pas de voiture, donc 1,5 kilomètres à parcourir avec un panneau de plus de 2m de haut. Heureusement que nous sommes 4 pour le porter (Guillaume est venu s’ajouter à nous).
Il est pas beau notre panneau ???!!
Les ballades seront bien sympas, et le soir, nous fêtons l’anniversaire de Pierrick (le prêtre qui s’occupe de l’association) au restaurant de la communauté. Ce sera
l’occasion pour Pierrick de mettre la tête dans le gâteau comme le veut la tradition Equatorienne.
Aujourd’hui, on a pu voir un énorme panache de fumée du volcan Tungurahua (à 35 km à vol d’oiseau) qui est entré en éruption. A cette distance, nous pouvons également très
bien l’entendre.
Le volcan Tungurahua
Cette première journée à San Francisco est donc bien remplie, et le week end s’annonce pas mal également : Fêtes dans une des communautés indigènes à l’occasion de l’inauguration du restaurant.
Un seul bus dans la matinée permet de relier San Francisco à Riobamba. Aujourd’hui nous irons donc à Riobamba avec la voiture de Pierrick, puis nous reviendrons dans la benne d’une camionnette au milieu des sacs et autres personnes du village.
L’après-midi, un petit tournoi de foot est organisé par le village. Il se déroule dans la cour de l’école. Nous avons une équipe de français, et essayons de faire honneur à
notre pays. Mais, nous n’arriverons pas à gagner un match. Nous sommes épuisés au bout de 10 minutes, alors que les locaux ne soufflent même pas !!! Mais restons fairplay, nos défaites ne
sont pas uniquement du à l’altitude…
Tournoi de foot à Palacio Real
Ce soir, nous participons à une fête indigène. Nous pouvons les voir préparer la « chicha » (boisson locale à base de maïs et sucre).

Préparation de la Chicha
L’accueil de la population est réellement remarquable. Les gens viennent spontanément nous dire bonjour, nous parler, nous offrir à boire (durant toute la soirée… mais
personne ne sera malade !!!), nous inviter à danser…
Une coutume en Equateur : les hommes ne peuvent pas danser seuls, ils doivent inviter une cavalière...
Aujourd’hui, c’est une date importante pour la communauté. Il s’agit de l’inauguration du restaurant touristique, du musée et de la filaterie. Pour l’occasion, le gouverneur de la Province , l’ambassadeur de France (car l’association qui a récupéré l’argent nécessaire est française), et d’autres personnalités locales sont présentes.
Beaucoup de discours (23) et de danses locales s’alterneront dans la matinée après la messe dominicale en plein air.

Tout le monde danse...
Le clou du spectacle (âme sensible, ne pas lire la suite !!!) consiste à l’attrapage de coqs... En fait, un coq est suspendu par les pattes à une corde, et les gens
doivent l’attraper tandis qu’une personne le fait sauter. Faisant partie du groupe des français, nous aurons l’honneur de participer à cet évènement car la communauté nous réservera un
coq...

Le coq "vole"
A midi nous avons le privilège de déguster du lama. Nous en profitons car cette viande est réservée pour les grands évènements.

Les Lamas sont décorés...
Dans l’après midi, les danses continuent, l’alcool coule toujours à flot. « Une autre coutume » : les indigènes ne rentrent chez eux que lorsque les hommes
ne peuvent plus marcher ; les femmes les aident alors à marcher pour les ramener à la maison. A 17 heures, plusieurs d’entrent eux se sont écroulés. L’ambiance est toujours très conviviale,
et absolument aucune agressivité ne se fait sentir malgré l’état des hommes.
par Adeline et Jerome
publié dans :
Equateur

